En Irak, les familles dont un membre a rejoint les rangs de l’État islamique sont-elles intentionnellement marginalisées par le gouvernement irakien? C'est ce que dénoncent aujourd'hui de nombreuses ONG et organisations de défense des droits de l'homme. Deux ans après la fin des conflits dans le pays, beaucoup de ces hommes, femmes, enfants, fichés «État islamique», car l'un de leurs proches a un jour rejoint l'organisation jihadiste, ne parviennent pas à obtenir des documents d'identité. Sans papiers, tout leur est refusé. Elle dénonce une mise au ban institutionnalisé, ce que les autorités réfutent.

«Irak: la vie sans papiers et sans droits des proches de l’État islamique», un Grand reportage signé Lucile Wassermann.