En Suède, où l’on ne plaisante pas avec l’égalité, ni avec le droit des femmes, les pétitions pour dénoncer le harcèlement ne se sont pas limitées au monde de la culture ou des médias. Il y en a eu des dizaines, dans tous les milieux.
Depuis, le gouvernement a débloqué des fonds pour défendre la cause des femmes.
Une loi sur le consentement – pour éviter les relations sexuelles forcées,  a été votée.
La Suède a même vécu le premier procès de l’ère Me-Too avec la condamnation pour viol de Jean-Claude Arnault. Ce Français, proche de l’Académie Nobel, avait été accusé d’agression par dix-huit femmes, dans la presse suédoise. Figure intouchable du monde culturel, il se retrouve en prison pour deux ans. Depuis, les rapports hommes-femmes sont compliqués, comme le constate Emilie, Suédoise élevée en France.