L'exode des Vénézuéliens : ils fuient leur pays à cause du manque de nourriture, de la pénurie de médicaments, de l'inflation qui ronge le pouvoir d'achat ainsi que de l'insécurité à Caracas comme dans le reste du Venezuela. Et beaucoup d'entre eux se rendent depuis de nombreux mois au Brésil. Plus particulièrement dans l'Etat frontalier de Roraima et sa capitale, Boa Vista, une ville de 330 000 habitants environ. La municipalité estime actuellement que 40 000 migrants du pays voisin vivent actuellement à Boa Vista, mais le chiffre est difficile à établir précisément, le flux étant continu. Des Vénézuéliens en quête d'une vie meilleure, à la recherche d'un travail et d'un salaire qui permettent de vivre. Mais au prix d'une très grande précarité pour bon nombre d'entre eux qui vivent dans des campements de fortune ou des refuges. Une arrivée massive de migrants qui posent donc de nombreuses questions en termes de logements mais aussi de santé publique, d'emplois ou encore de sécurité.
Un grand reportage de notre envoyé spécial Julien Gonzalez au Brésil, dans l'Etat frontalier de Roraima.