En 2015, les habitants de Lesbos en Grèce avaient été salués par le monde entier pour leur solidarité montrée aux réfugiés. Nombre d’entre eux avaient fait l’objet de reportages, soulignant leur dévouement. Des gens simples, sans expérience de l’aide humanitaire sauvant des vies en mer, apportant des habits ou simplement tenant compagnie aux réfugiés qui arrivaient sur leurs côtes. Trois ans plus tard, la signature de la déclaration Union européenne-Turquie a changé la donne. Les demandeurs d’asile restent désormais bloqués dans le centre d’enregistrement et de premier accueil surpeuplé de Moria. Les villages aux alentours pâtissent eux aussi de cette situation. A quelques mois des élections municipales, les voix les plus extrêmes de l’île tentent de récupérer les voix des habitants désabusés.