On l'appelle la colline du crack, elle borde le périphérique, à quelques centaines de mètres de la porte de la Chapelle, à Paris. C'est un terrain vague, surnommé aussi la tanière du diable. Une cinquantaine de toxicomanes y vivent en permanence. Une centaine d'autres y passent chaque jour pour se procurer du crack, un puissant dérivé de la cocaïne, qui se fume. Insalubre, le lieu a été evacué 17 fois depuis sa création, sans succès. La Ville de Paris vient de débloquer un million d'euros supplémentaires pour lutter contre le trafic et ses dérives : prostitution, violences. Mais elle demande aussi à l’Etat un véritable « plan anti-crack ». D'autant qu'il n'existe pas de traitement de substitution, et que sans soutien, il est difficile de s'en sortir. Les travailleurs sociaux de l'antenne mobile de l'association Charonne se rend plusieurs fois par semaine au pied de la colline pour y mener des actions de prévention.