Alors qu’en septembre 2017, le peuple kurde marchait fièrement vers son rêve d’indépendance, votant à une majorité écrasante en faveur de ce rêve commun, aujourd’hui les habitants de la région autonome peinent à relever la tête. Depuis le référendum du 25 septembre 2017, la région du nord de l'Irak a perdu une grande partie des territoires conquis lors de la guerre contre l’organisation Etat islamique, des terres disputées de longue date entre Erbil et Bagdad, et reprises mi-octobre 2017 par la force par l’armée irakienne, secondée par les Achd al Chaabi, des milices chiites reconnues par le gouvernement irakien. Mais, la région est également fissurée en interne par une grave crise économique et politique. Aujourd'hui, après l'euphorie, les Kurdes peinent à imaginer leur avenir.