Le Kenya est toujours plongé dans une crise politique, quelques semaines après un second scrutin présidentiel. La première élection avait été annulée, le 1er septembre 2017, par la Cour suprême pour illégalité et irrégularités. Mais, alors qu’il venait de remporter sa bataille juridique contre la réélection d’Uhuru Kenyatta, Raila Odinga, opposant historique, s’est retiré de la course à la présidentielle-bis, et a appelé au boycottage du scrutin. Dans son fief de Kisumu, à l’ouest du pays, les bureaux de vote n’ont même pas pu ouvrir, comme dans une vingtaine de circonscriptions de la région. Une situation qui semble révéler un pays profondément divisé, et qui met à mal la légitimité de l’élection du président Uhuru Kenyatta.