Après quatre ans de guerre contre l’organisation Etat islamique, l’Irak doit aujourd’hui se reconstruire physiquement, mais aussi politiquement et socialement. L’ennemi commun disparu, les divisions intestines refont surface dans un pays déchiré par la guerre depuis plusieurs dizaines d’années. La communauté arabe sunnite est stigmatisée, accusée par certains de collaboration avec le groupe terroriste Etat islamique. De plus, au nord du pays, un conflit ouvert entre les forces irakiennes et forces indépendantistes kurdes a débuté en octobre dernier, après l’organisation du référendum sur l’indépendance de la région autonome du nord du pays. Aujourd’hui, les forces irakiennes ont repris une grande partie des territoires disputés de longue date entre gouvernement kurde et irakien. Des territoires sous autorité kurde depuis que les forces indépendantistes les avaient défendus face à l’Etat islamique. Parmi les villes reprises par l’armée irakienne se trouve Kirkouk. Sa richesse pétrolière et sa mixité ethnique la rend aussi intéressante qu’instable, ses habitants eux, sont habitués à vivre dans l’instabilité. Kirkouk, le petit Irak, un grand reportage d’Oriane Verdier.