Officiellement, elles sont près de 250 000, officieusement, elles pourraient être le double. Le travail domestique est l’un des principaux secteurs d’activité des femmes au Guatemala, et l’un des seuls concédé aux femmes indigènes. Victimes de violences, d’abus sexuels, payées parfois 50 dollars par mois (le salaire moyen est de 400 dollars au Guatemala) pour un travail de 5h du matin à 23h, souvent mineures, elles constituent une caste invisible. Depuis quelques années, un petit groupe de travailleuses domestiques a constitué le premier syndicat dédié à leur cause, et tente de sensibiliser ces femmes à leurs droits. Un véritable défi dans un pays où le militantisme est toujours associé aux heures noires de la guerre civile et dans un contexte politique explosif.