Il y a neuf mois, en avril 2018, des milliers de Nicaraguayens envahissaient les rues du pays pour demander le départ du président Daniel Ortega. L’ancien guérillero sandiniste a, depuis longtemps, perdu le soutien d’une large partie de la population qui le juge trop autoritaire et corrompu. Mais, le chef d’Etat a refusé catégoriquement de quitter le pouvoir, et a déployé ce qu’un de ses anciens collaborateurs, qui a déserté, qualifie de «régime de terreur» pour écraser toute contestation. Ses opposants vivent dans la crainte d’être arrêtés, emprisonnés et torturés. Depuis plus de neuf mois, le pays tente de survivre sous la répression. A Managua, un Grand reportage d’Alix Hardy.