En novembre 2018, le gouvernement sud-coréen a annoncé la dissolution d’une fondation établie avec le Japon, une fondation d’aide aux « femmes de réconfort », euphémisme désignant les femmes forcées de travailler dans les maisons closes de l’armée impériale japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale.Selon les historiens, 200 000 femmes, en majorité coréennes, auraient été victimes de ce système d’esclavage sexuel à grande échelle. La question continue d’empoisonner les relations entre Séoul et Tokyo.Pourquoi la Corée du Sud a-t-elle décidé de dissoudre cette fondation ? Pourquoi les victimes ne sont-elles pas satisfaites des excuses offertes en 2015 par le gouvernement nippon ?Des réponses, et un reportage, de notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias.