Il y a 100 ans, le 7 novembre 1917, les Bolchéviques s’emparaient du pouvoir en Russie. Au lendemain de cette Révolution, et durant les 3 années de guerre civile qui ont suivi, des millions de Russes ont été contraints à l’exil.
Arrivés par vagues aux frontières orientales de l’Europe, en Turquie, dans les Balkans, en Pologne, ils gagnent progressivement l’ouest du continent et, en particulier, la France dans les années 1920.
Ces émigrés surnommés les « Russes blancs », par opposition aux « rouges », bolchéviques, se retrouvent nombreux à Paris et dans sa banlieue. Les princes, comtes, officiers de l’armée blanche ou industriels deviennent alors ouvriers chez Renault ou chauffeurs de taxi. Ils créent rapidement des cercles culturels, des paroisses, des associations de jeunesse, avec l’espoir de rentrer un jour au pays. Un siècle plus tard, leurs descendants devenus ingénieurs, hauts fonctionnaires, médecins français tentent de perpétuer les traditions. Anastasia Becchio les a rencontrés.