Il y a trente ans, l’Algérie vivait une semaine d’importantes émeutes, violemment réprimées par l’armée et les services de sécurité. Les événements d’Octobre 88 mettent fin au parti unique, et permettent la libéralisation de la presse et la création d’associations. Pourtant, ces transformations politiques et sociales inédites semblent peu présentes dans la mémoire des Algériens. Car trois ans plus tard, la victoire du Front islamique du salut aux élections locales, puis l’arrêt du processus électoral et la violence terroriste bouleversent à plus grande échelle l’Algérie. En octobre 1988, Farid Oumahammed vient d’entrer à l’université. Il est témoin de la contestation qui se met en place dans les universités, mais aussi, des premières émeutes, dans son quartier.