Neuf ans après le massacre du 28 septembre en Guinée, les victimes attendent toujours l'ouverture d'un procès. En 2009, les militaires alors au pouvoir avaient brutalement réprimé un rassemblement de l'opposition au stade du 28 septembre. Au moins 157 personnes avaient été tuées, plus de 100 femmes violées. Aujourd'hui, la majorité des 13 inculpés occupent toujours des fonctions officielles. Les victimes, elles, ont le sentiment que l'impunité persiste et il leur est toujours difficile de parler de ce qui s'est passé ce jour-là.
« 28 septembre 2009, la maladie du silence », c'est un Grand reportage d'Anne Cantener.